VILLES D'ICI ET D'AILLEURS
Grenoble Informations
Grenoble (Isère –38) Population: 153 426 Grenoblois(es) (1999 : +0,2% depuis 1990) Commentaires personnels: Grenoble n’est pas une mais double. Il existe en effet en elle deux villes bien distinctes, pour ne pas dire antinomiques. La première, au Sud, a principalement vu le jour de l’Entre deux guerres aux années 1970. Ses bâtiments modernes, dépouillés, strictes, imposants, de pierre ou de verre, terriblement démodés, en sont la preuve imparable. Ils s’articulent principalement aux alentours du parc principal de la ville. Ce dernier est certes très agréable au sein d’une aussi grande agglomération. Il n’est cependant guère varié et étendu, en plus d’être gâché par d’immondes réalisations qui le domine. L’Hôtel de Ville en fait, hélas, partie… Vous aurez compris que cette partie de la cité, terne et bruyante, n’a rien d’excitant pour les sens. Sa sœur du Nord, loin de lui ressembler, en est même l’exact opposé.Elle se compose en effet d’un vieux centre historique aux ruelles étroites mais aux larges places, propre et coloré, ponctué de vieux et magnifiques monuments (la cathédrale est toutefois décevante tant elle est simple, pour ne pas dire basique, pour une ville de cette importance !), le tout sur les bords de la tumultueuse Isère, ainsi que de faubourgs haussmaniens aux grands immeubles finement ciselés et aux avenues des plus spacieuses, ce qui conduit inéluctablement les pensées des promeneurs avertis vers Paris et ses merveilles ! A l’Ouest, de l’autre côté d’une gare peu engageante, se découvre un quartier futuriste avec ses bâtiments ultra-modernes sortis récemment de terre, pour la plupart dédiés à la recherche, aux affaires et à l’Administration. Cet aspect de Grenoble est bien sûr des plus enthousiasmants pour le badaud lorsqu’il s’en vient du Sud. Il est d’ailleurs à espérer que les autorités envisagent la rénovation complète de cet ensemble mal dégrossi. En attendant, le reste de la ville, engendré par les splendeurs passées de la capitale du Dauphiné (apanage du Dauphin, héritier royal) mais aussi par les activités d’aujourd’hui et surtout de demain, permet d’apprécier ce pont des Alpes au sillon rhodanien a sa juste valeur. Origines: Cularo, vicus gallo-romain; puis Gratianopolis, ville de Gratien, forme grecque, puis Accursiorum après la christianisation, siège à partir du VI° siècle de l'évêché de Gratianopolitanensis.
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